Et si on chantait?

« Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas » André Malraux

C’est accompagné du son OM que je vous souhaite à tous une excellente année 2019!!

Le premier des mantra Pravana Mantra, le son primordial d’où sont issues toutes les manifestations sonores est OM. Ce mantra englobe et résume toute parole. Il est le symbole d’ensemble de tous les sons possibles. Il exprime la plus haute réalité spirituelle dans son aspect transcendant aussi bien qu’immanent, puisque, son universel, il est le substrat divin phonique qui tisse la trame de l’univers.

AUM ou OM crée en nous des vibrations qui modifient profondément les diverses enveloppes de notre corps, mais aussi notre psychisme et notre être spirituel.

Ce puissant mantra nous permet d’exprimer l’émotion profonde, l’incommunicable auquel le langage humain ne peut donner forme. Il répartit avec harmonie le prana en nous, et crée des vibrations qui dissolvent nos peurs et nos passions auxquelles il substitut joie et sérénité.

Le chant de ce mantra divinise le corps de l’être et dilate sa conscience à des dimensions cosmiques.

Alors, ça vous dit de le chanter?

Assis, épaules détendues, inspirez profondément, et expirez en chantant le son OM longuement. Les lèvres entrouvertes se ferment doucement sur le M final qui renvoie les vibrations à l’intérieur du corps. Recommencez de trois à six fois. Laissez votre mental s’absorber dans les vibrations puis recommencez en faisant une brève pause à l’inspir, puis une autre à la fin de l’expir durant laquelle vous écouter le son se prolonger dans le silence.

Ce mantra, vous l’aurez compris, est bénéfique pour tous ceux qui le chantent.

C’est avec ce son que je vous souhaite de vivre en pleine santé, dans l’amour, la joie et la spiritualité cette très belle année 2019!!!

Tenez-moi au courant de ce que ce son vous procure!!!

extraits CD

Vœux 2018

En souhaitant mes vœux, et en recevant ceux de mon entourage, il m’est apparu que souvent ce que nous souhaitons sont nos propres projections.

En conscience, je vous propose deux choses à faire au choix.

La première est de vous écrire à vous -même. Choisissez une belle carte sur laquelle vous écrirez tout ce que vous vous souhaitez pour cette nouvelle année. Postez la à votre nom et adresse. Cela vous aider à poser vos intentions. Ces dernières vous aideront à agir en conséquences et de voir cette carte vous soutiendra dans vos actions.

La deuxième est de vous dessiner votre propre mandala. Choisissez le format de votre feuille, le matériel nécessaire pour faire les ronds qui composeront votre mandala. Dessinez tout ce que vous vous souhaitez pour cette nouvelle année en y mettant toute votre conscience et toutes les couleurs que vous souhaitez. Cela vous aidera à poser vos intentions. Ces dernières vous aideront à agir en conséquence et de voir votre mandala vous stimulera dans vos actions.

Si vous ressentez un besoin d’aide pour clarifier vos intentions, je suis disponible en consultation.

Mon souhait fait le soir du jour de l’an était que l’amour, la paix et la lumière touchent le cœur de tous les êtres humains. C’est pour ça que j’œuvre avec ma voix.

 

L’automne et ses cadeaux

1ère partie

Nous sommes déjà en automne;  vous savez, cette saison qui amène les promenades en forêt pour ramasser les champignons, les feuilles jaunes (perso, j’aime bien marcher dessus et entendre leur bruissement sous mes pieds!), l’envie de manger du chocolat et de remettre des chaussettes!

C’est aussi celle où le soleil diminue et où le moral peut baisser (d’où l’envie de chocolat).
D’ailleurs, pour compenser ça, il est important de faire une bonne cure de vitamine D ( pensez-y et choisissez la bien!)

En médecine chinoise, c’est la saison qui correspond aux poumons et en naturopathie, c’est celle qui correspond aux reins!

Les poumons :

Le son qui agit sur cet organe ainsi que sur le gros intestin est le son CH’I (qu’il faut prononcer tch’i). Ce dernier a la brièveté de ce qui est tranché et accompli. Comme un éclair!
En expulsant CH’I de manière brève et intense, supprimez tout ce qui n’est pas dans la lumière, enlevez le mal, effacez les pensées négatives et ajoutez au son un geste qui évoquera pour vous cet effacement de la douleur, du stress, comme si vous la gommiez de votre tête et de votre être!
Vous pouvez aussi, avec les deux paumes posées sur la région abdominale remonter jusqu’aux poumons, puis disperser les énergies en dirigeant les mains vers le ciel. Intériorisez ensuite le son CH’I et massez doucement le corps comme si vous caressiez l’écorce d’un arbre.
Et voilà, c’est comme si on était en forêt sans y être!!!
Le chant juste avec ce son, nous permet de garder le moral, notre énergie et d’évacuer les tristesses et le stress de la rentrée.

Les reins

C’est le son CH’UI (ça ressemble à une lettre près à celui des poumons, aviez-vous remarquez?)
Pour le faire, prononcez le en prolongeant bien le CH afin de créer comme un bruit d’eau, comme le son d’une pluie fine qui tombe.
Ça peut faire penser à la vessie et à l’action d’uriner et d’éliminer.
CH’UI s’écoule dans vos reins et sa principale fonction est de rétablir l’énergie, d’éliminer les peurs et le stress qui se sont accumulés dans ces organes qui filtrent votre sang.

Sentez cette fluidité qui envahit votre corps et en particulier, vos pieds, vos reins et vos oreilles qui perçoivent les sons et guident votre voix.
Dans ce silence relatif soyez à l’écoute des vibrations, des respirations, des sensations que captent les pieds, les reins et les oreilles: les pieds écoutent les voix de la terre, les reins reproduisent les sons filtrés, les chants de purification du sang et les oreilles nous transmettent les sons extérieurs mais aussi les musiques des souffles, ceux qui circulent dans notre corps, qui nourrissent la voix et qui éclairent la conscience.

Après ça, vous pouvez aller encore plus loin pour garder le moral en chantant.


En participant à des ateliers bi-mensuels pour découvrir votre voix et y aller en douceur,

Ou approfondir par le biais de stage à la journée ou sur des week-end cette sensation de mieux-être que vous apporte la voix,

Ou encore bénéficier des vibrations de ma voix en venant vous reposer avec votre oreiller et votre couverture lors de mes concerts de soins.

Vous verrez que ça peut vous permettre de :

Mieux gérer vos émotions
Vous sentir calme, ouvert aux événements de la vie
Être disposer à vous lever de bonne humeur et à passer de bonnes journées

Tout ça est possible et peut vous aider à passer cet automne en super forme!!

 

L’aphonie

En tant que chanteuse, naturopathe et professeur de chant, je remarque souvent qu’à cette période hivernale, les gens souffrent d’aphonie.

Que se passe-t-il avec la voix ?

Notre voix traduit nos émotions, celles du temps présent mais aussi celles vécues dans l’enfance.

« J’en ai le souffle coupé »
« Il m’a laissé sans voix »
« Je l’ai en travers de la gorge ».

Ces expressions populaires parlent à tout le monde et montrent bien qu’il y a interaction entre l’émotionnel et le corps, que ce soit le ventre, ou là, en l’occurrence, la voix.

Les deux cordes vocales, qui forment le son, peuvent être, en effet, blessées, traumatisées, abîmées par la vie quotidienne.

Le cri, qui arrive dès les premiers jours de la vie, ne crée pas d’hématome de la corde vocale alors que chez l’adulte, cela est possible. Les fumeurs n’ont pas tous un œdème des cordes vocales. Les personnes concernées par le reflux gastrique n’ont pas toutes de granulome vocal.

Cela signifie que certaines personnes vont avoir des pathologies du larynx, d’autres non.

Que se passe-t-il sur un plan physiologique ?

Le larynx, l’organe qui permet de produire le son, est situé dans la partie basse de la gorge. Il forme avec le pharynx le carrefour aéro-digestif. Il amène l’air vers la trachée et permet aux aliments de se diriger vers l’œsophage.

Il a ainsi plusieurs fonctions : il permet la phonation, c’est à dire l’ensemble des phénomènes qui concourent à la production de la voix, il participe à la respiration et protège les voies aériennes en leur permettant d’aller dans la bonne direction.

De ce fait et de par son anatomie, il peut être sujet à différentes pathologies comme par exemple la dysphonie qui est un trouble affectant les capacités vocales et qui se manifeste par un enrouement, une voix rauque, grave et peu timbrée ou l’aphonie qui peut commencer par une dysphonie évoluant vers une extinction de voix.


« Primum non nocere »
« D’abord ne pas nuire »
Hippocrate

Qu’est-ce qui explique ce phénomène ?

Les causes peuvent être multiples.
La principale est la fatigue. Un cycle de sommeil est composé d’un stade 1 puis stade 2 dit « sommeil léger », d’un stade 3 et 4 nommés « sommeil lent profond ». Environ quatre-vingt-dix minutes plus tard, le sommeil paradoxal commence. Ce cycle se répète quatre à six fois selon la durée du sommeil. Le sommeil lent profond occupe la plus grande partie des premiers cycles.
Chaque personne a son rythme biologique de sommeil. Mais face à certaines obligations comme les horaires de travail contraignants ou le rythme de la vie familiale, il arrive que les horloges biologiques indiquent qu’il est temps d’aller se coucher sans que cela soit possible de le faire.
De cette fatigue découle tout le reste.
Si on regarde bien la logique des choses, cette fatigue va amener un stress occasionnel qui peut devenir permanent si on n’y prête pas attention. Ce stress peut amener à parler plus fort et à être moins attentif à la manière dont poser la voix.
Si à cela s’ajoute le fait de fumer, les cordes vocales s’en trouvent très affaiblies.
Avec la fatigue et le stress, en général, on est moins motivé pour cuisiner et on se dirige plus facilement vers des plats cuisinés, des pizzas ou des sandwiches que vers des crudités. Et il y a aussi la plupart du temps, consommation de café. Et là, les choses se compliquent. En effet, un petit noir permet de se donner un coup de fouet mais ce qui se passe physiologiquement est tout autre. À l’ingestion d’un café, le corps réagit en bloquant la digestion pendant deux heures.
Cela peut avoir des incidences sur les cordes vocales.


L’aphonie a différentes causes.

Elle peut venir d’une hygiène de vie approximative ( voir l’article précédent).

Les raisons de l’aphonie peuvent venir aussi d’autres facteurs.

En cas de fatigue, elle peut s’expliquer plus en profondeur, par un problème hormonal.

Si l’on tire trop sur la thyroïde, la glande essentielle qui porte sur les activités générales de l’individu, cela peut avoir des conséquences néfastes sur les cordes vocales.

Par ailleurs, les cordes vocales peuvent être fragilisées par la pollution sonore ou de l’air.

Si la personne côtoie souvent des lieux publics, au début, s’il n’y a pas encore beaucoup de monde,  elle parle à son interlocuteur avec une voix peu puissante. Au fur et à mesure que ce lieu se remplit, elle est amenée à parler plus fort du fait du bruit ambiant. De ce fait, elle force sur sa voix qui se fatigue. Pour que l’interlocuteur l’entende, il faut que sa voix soit 5db au-dessus du bruit parasite. Cela peut être très néfaste pour les cordes vocales.

S’il y a un changement de température brusque, cela sera néfaste à la santé du corps et des cordes vocales.

L’état de santé de l’homme est tributaire du climat. En plein été, s’il fait chaud dehors et qu’à l’intérieur, l’endroit est climatisé, la voix va s’altérer.

L’équilibre de l’humidification des cordes vocales n’aura pas eu le temps de s’adapter.

S’il fait froid et que l’on marche dans la rue en parlant, l’exposition des cordes vocales aux rigueurs du climat assèche les voies respiratoires.

Dans les lieux publics, salles de cinéma, salles de concerts, salles de conférences, dans les trains, dans les classes ou dans les bureaux, un équilibre de la température et de l’hygrométrie et une climatisation adéquate sont des paramètres qui protègent au mieux la stabilité vocale. Mais trop souvent la climatisation est trop forte. La ventilation remue les poussières des cinémas ou autres lieux et l’allergène provoque un nez qui coule. Un œdème des fosses nasales s’installe et le nez est obstrué !

Cette allergie aura deux conséquences. La première, c’est une gêne respiratoire et donc une gêne d’humidification des cordes vocales avec des sécrétions de glaires, des mouchages et des raclements. La seconde, plus sournoise, est un déséquilibre de la muqueuse nasale et pharyngée qui reste gonflée. C’est la rhinite allergique qui peut créer une congestion vasculaire.

Cet ensemble de facteurs fragilise le corps et peut amener le début des maladies comme des rhino-pharyngite ou des laryngites.

Que faire pour éviter l’aphonie ?

La priorité est d’avoir une bonne hygiène vitale et pour ça, dans un premier temps, il est primordial de prendre soin d’écouter son horloge biologique et de dormir le nombre d’heures nécessaire pour se réveiller en forme et de bonne humeur. L’idéal étant de se coucher avant 21h30 pour bénéficier d’un réveil dit réparateur.

Dans un deuxième temps, il est essentiel de comprendre que le carburant que l’on mets dans notre corps a une grande importance. Il est censé nous donner la patate, pour qu’on ait la banane et la pêche, alors ? Que faut-il comme carburant à votre avis ?

Des aliments beaux à regarder, bons au goût et qui soient nutritifs un maximum pour nos cellules.

S’alimenter avec le plus d’apports crus, qui sont sources de vitamines, d’oligo-éléments et de minéraux vivants va aider le corps à être en excellente santé. Et si vous ne savez pas comment faire ou si cela vous fait peur, allez voir un naturopathe qui saura vous guider au mieux pour aller doucement mais sûrement vers ce type d’alimentation.

Dans un troisième temps, éviter le stress en pratiquant des respirations comme expliqué dans un de mes articles précédents nommé « L’art de respirer », faire des méditations guidées, du yoga ou du sport au moins une fois par semaine.

Ensuite, protéger vos cordes vocales lorsque vous sortez  à l’extérieur à l’aide d’une écharpe. Et lorsque vous êtes dans un lieu public, soyez attentif au volume sonore qui vous entoure et évitez de parler trop fort et de rester dans des endroits enfumés.

Que faire en cas d’aphonie ?

La priorité est de soulager l’inflammation.
Plusieurs gargarismes possibles :
Le premier que je vous conseille est de se gargariser avec :
– une cc de vinaigre de cidre
– eau tiède
– miel
Ça n’est pas très bon mais c’est très efficace !

Le deuxième gargarisme est :
– ½ cc de bicarbonate
– ½ citron
– eau tiède
Le dernier gargarisme que je connais est celui d’une infusion de dix minutes de fleurs et feuilles de mauve.

Et si on regardait du côté des plantes ?

Faire des infusions, c’est bien. Le top est de consommer seul du miel de thym et ensuite de boire des infusions de thym et romarin. Ce dernier est mucolytique et bactéricide tandis que le thym permet de lutter contre les rhumes et les difficultés respiratoires.
Par ailleurs, il existe une plante nommée Erysimum ou encore Sisymbium officinalis et de manière plus commune vélar. Elle dispose de vertus expectorantes grâce à ses feuilles qui peuvent calmer la toux et les inflammations du larynx. Elles sont préconisées en cas d’enrouement de la voix. Et comme elles sont aussi mucolytiques, elles permettent l’évacuation des mucus.
Afin de bien profiter des vertus du vélar, il est important de bien respecter le dosage dans les diverses préparations thérapeutiques.
En infusion : 10g de sommités fleuries pour une tasse d’eau chaude, voire bouillante. Laisser infuser vingt minutes et boire trois tasses par jour.

Cette plante fait partie d’une recette magique contenue dans « l’Élixir du Bochoi »


Suite à l’article précédent, je vais vous conter l’histoire de l’Élixir du Bolchoi telle que je l’ai lue : le Théâtre du Bolchoi aurait été invité pour plusieurs représentations à l’Opéra Garnier au début du XX ème siècle. Cependant, juste avant que les artistes Russes ne montent sur scène, survint un drame: extinction quasi-générale des voix ! Le directeur du « Grand Théâtre » imperturbable et sans doute très respectueux des recettes que lui avait apprises sa grand-mère durant son enfance, se rendit à la pharmacie la plus proche et indiqua au pharmacien les ingrédients de son remède miracle !
Comme vous vous en doutez, le soir même, les chanteurs firent un triomphe !
Et le pharmacien, bien chanceux de son côté, conserva l’exclusivité de cet élixir ! C’est toujours le cas un siècle plus tard !
Si un jour vous sentez votre voix malmenée, voilà l’adresse pour vous procurer cet Élixir : Pharmacie de la Comédie-Française, 2 place André Malraux à Paris !

Pour ce problème, et de manière urgente, sur le plan alimentaire, vous pouvez vous en remettre très vite mais pas sur la durée, en écrasant une banane dans du lait que vous aurez chauffé au préalable, et en mettant beaucoup de miel.
C’est très efficace et très pratique en cas d’urgence !!

Voilà pour les différents remèdes pour sauver sa voix.
Et surtout, je vous invite à savoir protéger votre voix en apprenant à la poser pour éviter de crier. Il vaut mieux apprendre à parler fort sans avoir à forcer sur ses cordes vocales. Cela peut se faire à l’aide d’un professeur de chant.
Également, à la reposer en évitant les lieux pollués aussi bien sur le plan sonore que sur le plan aérien. Et à respecter la première règle qui est de se reposer !!


Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à me contacter !

 

L’art de respirer

Le premier acte de la vie est une inspiration.
Le dernier acte de la vie est une expiration.
Pierre – Valentin Marchesseau

Vous est-il déjà arrivé de voir une personne âgée intubée pour recevoir de l’oxygène ?
Si tel est le cas, avez-vous vu à quel point cela est difficile pour la personne de s’exprimer ?
Ce week-end, j’ai revu Camille, magnifique femme âgée de quatre-vingt quatorze ans.
Depuis cet été, elle est intubée pour recevoir de l’oxygène.
Elle tenait beaucoup à me parler et en l’entendant, j’ai constaté à quel point cela lui était douloureux: beaucoup d’oxygène pour très peu de mots exprimés.
La revoir dans cet état m’a rappelé que décidément sans le souffle, l’être humain n’est pas.
Et oui, le premier organe qui nous permet de vivre n’est pas le cœur mais bel et bien les poumons. En effet, avec les jeûnes, on peut rester plusieurs jours sans boire ou sans manger mais on ne peut rester plus de trois minutes sans oxygène.

« La respiration est une véritable nutrition gazeuse et l’air est notre premier aliment. »
dixit Pierre-Valentin Marchesseau fondateur de la naturopathie.

Prendre conscience de ses poumons peut se faire en chantant.

En yoga, le chant du souffle, c’est à dire le « prana » qui est cette énergie pure contenue dans l’air qui anime toute vie, se fait sur le mantra HAMSA.

La tradition dit que notre corps répète de façon inlassable ce mantra deux mille six cent fois par jour, à chaque cycle inspire-expire correspondant   respectivement à ces deux syllabes.

Le son HAM qui est aussi celui du cinquième chakra, dit de la gorge, capte l’énergie vitale et le son SA guide avec précision le souffle vital dans tout le corps. Pendant plusieurs cycles respiratoires, sur l’inspire, pensez HAM et sur l’expire SA.

Le poumon : quel est cet organe ?

L’homme est doté d’un poumon droit qui est séparé en trois lobes supérieur, moyen et inférieur ainsi qu’un poumon gauche qui a deux lobes supérieur et inférieur et qui est plus petit pour laisser de la place au cœur.
La trachée se sépare en deux bronches, chacune se dirigeant vers un poumon. À l’intérieur des bronches, des bronchioles dotées de conduits alvéolaires amènent aux alvéoles. Ces dernières sont les lieux où se font les échanges gazeux entre l’air et le sang.

Celle-ci est double.

Premièrement, leur fonction est de permettre les échanges gazeux entre le corps humain et l’air ambiant. Ces échanges ont lieu au niveau des alvéoles, où le sang est enrichi en oxygène et appauvri en dioxyde de carbone.
Le sang riche en dioxyde de carbone est apporté par l’artère pulmonaire du ventricule droit du cœur. Pour assurer l’oxygénation des tissus pulmonaires, des artères bronchiques apportent du sang riche en oxygène.
L’inspiration est assurée par les muscles intercostaux et le diaphragme. La dépression qui en résulte produit un appel d’air qui remplit les poumons.
L’expiration est un phénomène passif, consécutif au relâchement musculaire, bien qu’il soit possible de forcer l’expiration grâce aux muscles abdominaux et intercostaux.
Deuxièmement, ils ont un rôle d’élimination. Ils servent de relais pour l’élimination hépato-bilio-intestinale, en cas d’insuffisance hépatique et de suralimentation.

Les poumons vont prendre la relève du foie et va alors apparaître rhumes, toux saisonnières, bronchites.

C’est en ayant un foie en forme que les poumons seront dispensés de cette deuxième fonction.

Il existe deux types de respiration : celle par voie haute, dite respiration thoracique et celle par voie basse, appelée respiration abdominale.
Lors de la respiration thoracique, les poumons se remplissent d’air et le ventre se creuse. La respiration est courte et irrégulière. Elle amène peu d’oxygène dans les poumons et des ondes cérébrales assez courtes. Elle n’est pas assez nutritive.
Lors de la respiration abdominale, l’air entre par le nez, entre dans les poumons, le diaphragme s’abaisse pour laisser la cage thoracique s’ouvrir au maximum. L’abdomen gonfle, les côtes flottantes s’écartent ainsi que les muscles du bas du dos. À l’expire, l’abdomen se vide, l’air ressort par le nez ou la bouche.
Lors de la respiration abdominale, l’inspire est plus profond, une plus grande quantité d’oxygène entre dans le corps.
Cette respiration abdominale permet :
Une meilleure circulation du sang
De meilleurs échanges
Une meilleure nutrition des cellules, du cerveau…
De créer des ondes cérébrales plus longues, favorisant une plus grande détente.

De par le travail et le mode de vie, certains peuvent être stressés, tendus et même oublier de respirer. Ils pratiquent la respiration thoracique et par ce biais ne se détendent pas suffisamment.

Je vous propose de mettre en pratique quatre jeux respiratoires, avec ou sans sons.
Le premier permet de sentir sa respiration abdominale:
Allongez – vous,  respirez en étant tranquille et mettez une main sur la partie de votre corps qui bouge le plus.
Si c’est en haut, alors vous êtes avec une respiration thoracique, si c’est au niveau du ventre, c’est la respiration abdominale qui l’emporte.
Pour sentir cette dernière, mettez une main sur votre ventre et sentez que ce dernier monte vers le ciel à l’inspire et redescend vers le bas à l’expire.

Exagérez cette respiration en gonflant au maximum votre ventre et soufflez tout d’un seul coup. Faites ça deux ou trois fois puis refaites le en expirant le plus longtemps possible.


Le deuxième permet de sentir le diaphragme jouer avec le ventre lors de la respiration abdominale: le jeu de l’ombrelle :

Placez – vous debout, ancrez-vous bien au sol en sentant le poids de vos orteils et vos talons s’enraciner et fléchissez un peu les genoux.
Placez une main paume vers le sol un peu en dessous de la poitrine, sans la toucher.
Votre paume représente votre diaphragme.

Inspirez, votre paume descend.
Maintenez la pression du souffle. Chantez un son long et sentez que votre paume résiste le plus longtemps possible avant de remonter lentement lorsque votre son n’est plus nourri suffisamment par votre respiration. Continuez et visualisez bien votre diaphragme comme une ombrelle qui couvre la région abdominale. Sur chaque inspire, il place les viscères vers l’avant et vous avez alors la sensation que votre ventre gonfle.


Le troisième jeu respiratoire est le suivant :

Positionnez-vous debout, jambes écartées, les bras le long du corps.
À l’inspire, levez les bras et placez-les sur la tếte.
Sur l’expire, penchez-vous sur un côté, pas trop bas et en regardant devant vous.

À l’inspire suivant, redressez-vous en imaginant que vous gonflez vos côtes et que c’est cette action qui permet de vous redresser. Assurez-vous de conserver les épaules baissées.

À l’expire, penchez-vous de l’autre côté, toujours en regardant face à vous.

À l’inspire, redressez-vous en imaginant que ce sont vos côtes qui se gonflent .

À l’expire, baissez les bras le long du corps.

Ce jeu développe votre ceinture abdominale.


Le dernier jeu permet de jouer avec l’air inspiré entre les poumons et la partie abdominale. C’est le baratage du diaphragme :

Allongez-vous, placez une main sur le ventre, inspirez en gonflant le ventre sans que ça bouge en haut et bloquez votre respiration poumons pleins.
Faites passer l’air inspiré au niveau des poumons en creusant le ventre : laisser l’air monter comme une vague en ayant les épaules détendues.
Redescendez l’air des poumons au niveau du ventre.
Faites ce mouvement plusieurs fois de suite et… Soufflez !

Refaites le baratage du diaphragme six/sept fois de suite avant de tout souffler.

Et debout ? Eh bien, c’est le même exercice et peut-être cela sera-t-il plus difficile pour commencer.

Tenez-moi au courant.
Le baratage peut vous amener des tournis et cela s’explique par le fait que vous venez de vous faire ventiler !
Ce jeu permet une meilleure circulation sanguine, une meilleure nutrition des cellules. Il est très bénéfique pour le cerveau et permet un auto-massage émotionnel.


Pour écrire ces articles, je me suis aidée de deux livres :
« Les poumons » de Pierre-Valentin Marchesseau
« La voix qui guérit » de Philippe Barraqué.